Six employés de l’équipe d’entretien des réseaux commencent l’année du bon pied : ils viennent tout juste de recevoir de nouveaux équipements de protection. Ces derniers améliorent directement leur bien-être lors des inspections de conduites d’égout. Regard admiratif sur un métier méconnu et sur une technologie plus que bienvenue!

On se l’imagine, l’inspection et la réparation des canalisations d’égout, qu’on appelle « collecteurs », n’est pas une mince affaire. Pour y arriver, il faut certes avoir le cœur solide, mais surtout « être capable de travailler en espace clos, de marcher à la noirceur dans des canalisations de 48 à 84 po de diamètre, sur des distances de 150 ou 200 m, les pieds dans les égouts, » nous apprend notre collègue Rock Lamontagne, contremaître en entretien des réseaux en fonction supérieure.

À la lumière d’une lampe de poche, il faut aussi s’assurer que tout est en règle dans les collecteurs, être à l’affût des bris et veiller à leur réparation. Ces inspections se font en hiver, période où il y a moins de précipitations, donc moins d’eau dans les collecteurs, ce qui permet aux travailleurs d’y marcher. Cette équipe est formée de six personnes : quatre qui descendent, deux qui restent en haut pour fournir le matériel requis.

« Avant, les gars portaient des masques N95 et des lunettes de sécurité, ajoute Rock Lamontagne. La température, à l’intérieur des canalisations, tourne toujours autour de 7 °C. Il y a beaucoup de buée, des odeurs, des produits chimiques. On ne sait pas ce tout que les gens rejettent (dans les eaux usées) », nous dit-il à propos de cet environnement de travail très humide et propice aux virus, bactéries et autres agents pathogènes.

De gauche à droite sur la photo : Rock Lamontagne, contremaître, pose ici en compagnie de Francis Letarte, Julien Bélisle, Pascal Blanchette, Luc Turgeon et Marco Clément, tous poseurs de tuyaux d’aqueduc et d’égout, ainsi que de Dave Bolduc, chef d’équipe.

Reçus il y a environ deux semaines, les nouveaux équipements, de type scaphandre (finies, les éclaboussures!), sont en fait des Respirateurs d’épuration d’air propulsé TR-800. « Ce sont les mêmes équipements de protection que ceux utilisés dans les laboratoires biomédicaux », nous dit Rock Lamontagne, en précisant que le modèle est toutefois conçu pour résister aux intempéries.

Muni d’un filtre au charbon, cet appareil prend l’air ambiant (l’entrée d’air est dans le dos) et le filtre avant de l’envoyer dans le « casque ». Il possède trois débits de ventilation différents et un déflecteur pour ajuster où le jet est dirigé. « Ça permet de désembuer la visière, » explique Rock Lamontagne. Le filtre au charbon a simplement à être remplacé après un certain temps. Un indicateur permet d’ailleurs d’en vérifier l’état.

Nul besoin de préciser à quel point l’équipe apprécie ces nouveaux dispositifs de protection. Ces derniers s’ajoutent à un nouvel outil de travail également acquis durant l’année, et qui lui aussi, change pour le mieux le travail de nos collègues.

« On a commencé à utiliser une caméra GoPro. Avant, toutes les inspections étaient notées par écrit. Depuis quelques années, on prenait aussi des photos. Mais avec les vidéos, ça facilite vraiment la planification : on sait maintenant exactement où descendre pour aller effectuer des entretiens ou des réparations », conclut Rock Lamontagne, visiblement reconnaissant.

Réjouissons-nous de ces précieuses acquisitions qui améliorent de belle façon le quotidien de cette équipe!